Dans la pièce du grenier que M. Léon a entrepris depuis quelques mois ou années, on ne sait plus, de rénover avec courage, patience et détermination, masquées depuis des décennies par de grandes étagères jusque-là débordantes de vieilleries en tous genres et de toutes époques genre petits bronzes patinés par la crasse, baïonnettes de poilus rouillées, sagaies africaines élancées, cuivres marocains vert-de-grisés, besaces et gibecières de cuir déshydraté, matériels photographiques préhistoriques, lampes de métal ou de plastique plus kitsch tu meurs, bols duralex ternis, statuettes et grigris sub-sahariens, boîtes à chapeau en carton moisi, sabres d'escrime tordus, cannes à pêches en bambou mitées, lettres rongées enrubannées vieux-rose, assiettes roses de Nisou-Rose,
49 : j'aime pas la montagne
46 : village en rose
45 : teruel
Capitale de l'Aragon, la plus petite de toutes les capitales provinciales d'Espagne.
Célèbre par l'histoire de ses amants chantée par Piaf. (voir ici)
Un des hauts lieux de la résistance au putsch franquiste pendant la guerre civile.
On y trouve les plus belles tours mudéjar d'Espagne. Et un certain nombre d'immeubles "modernistes" : le contraste de ces deux architectures en fait une ville plutôt insolite.
En plein travaux de restauration : y retourner dans 5 ans (pour le meilleur ou pour le pire ?)
Célèbre par l'histoire de ses amants chantée par Piaf. (voir ici)
Un des hauts lieux de la résistance au putsch franquiste pendant la guerre civile.
On y trouve les plus belles tours mudéjar d'Espagne. Et un certain nombre d'immeubles "modernistes" : le contraste de ces deux architectures en fait une ville plutôt insolite.
En plein travaux de restauration : y retourner dans 5 ans (pour le meilleur ou pour le pire ?)
44 : balcons et balconnets
43 : españa la vieja
Quinze jours dans les sierras du bas Aragon, voilà qui est aussi dépaysant qu'une plage exotique, même s'il n'y a ni eau turquoise, ni cocotiers, ni touriste !
Une région âpre et rugueuse, aux beaux paysages, s'élevant parfois jusqu'à 2000 m d'altitude, à mille lieues des splendeurs d'Al Andaluz et de la Très Catholique Castille, à mille lieues de l'immonde côte bétonnée par le pognon mafieux.
C'est parfois un vrai voyage dans le temps comme peuvent en témoigner ces quelques photos noir&blanchies à dessein.

C'est parfois un vrai voyage dans le temps comme peuvent en témoigner ces quelques photos noir&blanchies à dessein.
42 : sylvanie
Pour aller au pays des fées, c'est pas compliqué. Mais pour avoir la chance de le voir, c'est autre chose ...
Rendez vous là où j'ai repêché Bambi la dernière fois et, un peu en amont, vous traverserez l'Essonne en vous agrippant à l'armature métallique rouillée d'une antique passerelle dont le tablier a depuis longtemps disparu.
Dès cet obstacle franchi, vous voici à l'orée d'une jungle inhospitalière, sévèrement gardée par des moustiques assoiffés de sang.
Il va falloir avancer ... Frayez vous un chemin à travers les hautes herbes en prenant garde de ne pas vous enliser dans les bauges marécageuses et de ne pas vous déchirer sur les ronces. Les moustiques, vous n'y échapperez pas, c'est le prix à payer.
Si vous êtes venu le bon jour, et si les fées jugent que vous le méritez, il est possible qu'apparaisse à vos yeux cette vision féerique:

Rendez vous là où j'ai repêché Bambi la dernière fois et, un peu en amont, vous traverserez l'Essonne en vous agrippant à l'armature métallique rouillée d'une antique passerelle dont le tablier a depuis longtemps disparu.
Dès cet obstacle franchi, vous voici à l'orée d'une jungle inhospitalière, sévèrement gardée par des moustiques assoiffés de sang.
Il va falloir avancer ... Frayez vous un chemin à travers les hautes herbes en prenant garde de ne pas vous enliser dans les bauges marécageuses et de ne pas vous déchirer sur les ronces. Les moustiques, vous n'y échapperez pas, c'est le prix à payer.
Si vous êtes venu le bon jour, et si les fées jugent que vous le méritez, il est possible qu'apparaisse à vos yeux cette vision féerique:

40 : le cri
La nuit commençait à tomber.
Il faisait frais mais pas froid, c'était la fin calme et tranquille d'une belle journée d'automne : on sirotait un 'macallan' dans le jardin en attendant de passer à table.
Il faisait frais mais pas froid, c'était la fin calme et tranquille d'une belle journée d'automne : on sirotait un 'macallan' dans le jardin en attendant de passer à table.
Cela faisait un moment que j'avais cru entendre un son étrange dans le lointain, mais les conversations le masquaient et personne n'y prêtait attention.
Il m'intriguait pourtant, ce son, qui, revenant à intervalles réguliers, était manifestement un cri animal. Je n'avais jamais rien entendu de semblable. Après une nouvelle gorgée, je posais mon verre et m'éloignais de la compagnie pour mieux écouter.
Il m'intriguait pourtant, ce son, qui, revenant à intervalles réguliers, était manifestement un cri animal. Je n'avais jamais rien entendu de semblable. Après une nouvelle gorgée, je posais mon verre et m'éloignais de la compagnie pour mieux écouter.
39 : décérébré
Manque d'inspiration en ce moment ... et les vacances sont encore lointaines ...
Aller, encore quelques zoulies fotos ... prises lors de rares rayons de soleil !
Oui, je sais, j'me foule pas mais bon ...
Ça vous ennuie pas au moins ?
Aller, encore quelques zoulies fotos ... prises lors de rares rayons de soleil !
Oui, je sais, j'me foule pas mais bon ...
Ça vous ennuie pas au moins ?
38 : art hispanique
pommes de terre à la riojana pour 4 gourmets
(pas cher, trop bon, mais moins facile que ça n'en a l'air)
matériel :
4 grosses patates genre à frites
1 chorizo extra-fort
4 échalotes moyennes
sel et poivre
2 bouteilles de rioja rouge (celui-ci par exemple élevé par la sœur de Xabi)
action :
(pas cher, trop bon, mais moins facile que ça n'en a l'air)
matériel :
4 grosses patates genre à frites
1 chorizo extra-fort
4 échalotes moyennes
sel et poivre
2 bouteilles de rioja rouge (celui-ci par exemple élevé par la sœur de Xabi)
action :
37 : langue des notes
Dernier concert de la saison à l'IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique, à côté de Beaubourg), très austère temple de la Musik Môôderne (grand prêtre : Pierre Boulez ...)
Lieux inhospitaliers, froids, sans âme, on descend dans les profondeurs du bâtiment, on passe devant des bureaux vitrés où des techniciens (ou compositeurs ?) se crèvent les yeux devant des écrans d'ordinateur, pour atteindre la salle de concert, sinistre hangar cubique gris et froid qui pourrait aussi bien être une salle de gym avec ses échelles rouges et ses sièges métalliques inconfortables. On sent qu'on n'est pas là pour rigoler : ici, la musique, c'est du sérieux !
Lieux inhospitaliers, froids, sans âme, on descend dans les profondeurs du bâtiment, on passe devant des bureaux vitrés où des techniciens (ou compositeurs ?) se crèvent les yeux devant des écrans d'ordinateur, pour atteindre la salle de concert, sinistre hangar cubique gris et froid qui pourrait aussi bien être une salle de gym avec ses échelles rouges et ses sièges métalliques inconfortables. On sent qu'on n'est pas là pour rigoler : ici, la musique, c'est du sérieux !
36 : pin up
On fait poser des maigres femmes au salon du prêt-à-porter et des grosses vaches au salon de l'agriculture, toutes bien mises en valeur.
35 : ulysse revient
Quelle musique ! Quels interprètes !! Le concert d'hier : un des plus beaux de l'année.
C'était encore du baroque, mais italien cette fois : l'opéra "Le retour d'Ulysse dans sa patrie" de Monteverdi (en version concert).
Rassurez-vous, je ne vais pas vous infliger un cours sur l'histoire de la musique italienne : ça m'obligerait à parler de l'opéra italien du XIX°s pour lequel je n'ai aucune affinité (sauf peut-être avec un verre de trop !). J'aurai pu pourtant intituler ma chronique "opéra et apéro" ou "de monte à verdi" ... tant pis !
Car l'opéra de Monteverdi, n'a pas le moindre rapport avec l'opéra de Verdi, sinon la langue.
Rassurez-vous, je ne vais pas vous infliger un cours sur l'histoire de la musique italienne : ça m'obligerait à parler de l'opéra italien du XIX°s pour lequel je n'ai aucune affinité (sauf peut-être avec un verre de trop !). J'aurai pu pourtant intituler ma chronique "opéra et apéro" ou "de monte à verdi" ... tant pis !
Car l'opéra de Monteverdi, n'a pas le moindre rapport avec l'opéra de Verdi, sinon la langue.
34 : d'une élisabeth à l'autre
Il nous arrive parfois d'écouter autre chose que de la musique contemporaine.
Par exemple notre dernier concert nous a plongé dans la musique baroque anglaise avec "Didon & Énée" de Henry Purcell. Livret sans intérêt, prétexte à une musique splendide comme toutes celles écrites par Purcell pendant sa courte vie (1658-1695). Le chœur était excellent mais les solistes et l'orchestre m'ayant un peu déçu, je ne m'étendrais pas sur ce concert.
Ben alors ... de quoi je vais parler ?
Par exemple notre dernier concert nous a plongé dans la musique baroque anglaise avec "Didon & Énée" de Henry Purcell. Livret sans intérêt, prétexte à une musique splendide comme toutes celles écrites par Purcell pendant sa courte vie (1658-1695). Le chœur était excellent mais les solistes et l'orchestre m'ayant un peu déçu, je ne m'étendrais pas sur ce concert.
Ben alors ... de quoi je vais parler ?
33 : de venise à budapest
Ce jeudi là (24 mai), nous fendions à contre-courant la marée orange des bayrouistes se rendant au zénith écouter leur héros : notre direction était, une fois n'est pas coutume la cité de Portzamparc ...
Le concert commence par "Delights", création d'un encore jeune suisse, Xavier Dayer.
La Suisse a donné naissance à plusieurs compositeurs intéressants au XX°s : en particulier Ernst Bloch, Arthur Honneger, Frank Martin, et plus récemment, Klaus Huber, et Michael Jarrel qui est un esthète helvète qui met la fête dans ma tête.
Le plateau réunit les excellents chanteurs du groupe "Les Jeunes Solistes" de Rachid Safir et l'inusable ensemble inter-contemporain (dir.: Suzanna Mälkki), avec accompagnement électronique.
Les textes chantés sont pour la plupart des lettres écrites en français par une religieuse portugaise du XVII°s : elle évoque ses premiers émois érotiques qui ne semblent pas lui avoir laissé de mauvais souvenirs ...
Le concert commence par "Delights", création d'un encore jeune suisse, Xavier Dayer.
La Suisse a donné naissance à plusieurs compositeurs intéressants au XX°s : en particulier Ernst Bloch, Arthur Honneger, Frank Martin, et plus récemment, Klaus Huber, et Michael Jarrel qui est un esthète helvète qui met la fête dans ma tête.
Le plateau réunit les excellents chanteurs du groupe "Les Jeunes Solistes" de Rachid Safir et l'inusable ensemble inter-contemporain (dir.: Suzanna Mälkki), avec accompagnement électronique.
Les textes chantés sont pour la plupart des lettres écrites en français par une religieuse portugaise du XVII°s : elle évoque ses premiers émois érotiques qui ne semblent pas lui avoir laissé de mauvais souvenirs ...
32 : scie, cogne, coupe, fend
On va croire que je ne fais rien pendant que d'autres travaillent :
si, je prends des photos, la preuve !
si, je prends des photos, la preuve !
31 : après la pluie
30 : tornade
29 : peinzique et muture
Il y a de nombreuses années, j'avais entendu quelqu'un dire (qui, quand, où, je ne sais plus) que, au cours des siècles, la musique avait toujours été "en retard" sur la peinture (et les autres arts en général) ...
Remarque surprenante tant le parallélisme d'évolution de ces deux disciplines artistiques paraît une évidence.
Les deux sont probablement nées ensemble avec l'apparition du premier sapiens.
Mais il n'est pas impossible que la musique (production de sons dans un but chamanique ou tout simplement pour s'amuser en groupe en attendant que l'auroch soit cuit) soit née bien avant la peinture.
Peut-on imaginer que les artistes paléolithiques qui ont peint la grotte de Lascaux il y a plus de 15 millénaires l'aient fait dans un silence "religieux" ?
Remarque surprenante tant le parallélisme d'évolution de ces deux disciplines artistiques paraît une évidence.
Les deux sont probablement nées ensemble avec l'apparition du premier sapiens.
Mais il n'est pas impossible que la musique (production de sons dans un but chamanique ou tout simplement pour s'amuser en groupe en attendant que l'auroch soit cuit) soit née bien avant la peinture.
Peut-on imaginer que les artistes paléolithiques qui ont peint la grotte de Lascaux il y a plus de 15 millénaires l'aient fait dans un silence "religieux" ?
28 : prudente nature
27 : parano
Définition de la Classification Internationale des Maladies
Quelques commentaires et précisions relevés sur différents sites médico-psychiatriques :
CHAPITRE V : TROUBLES MENTAUX ET DU COMPORTEMENT (F00 à F99)
F60.0 - PERSONALITÉ PARANOÏAQUE :
Orgueil démesuré, hypertrophie du moi et surestimation.
Autoritarisme , psychorigidité.
Absence d’autocritique, refus de l’idée d’être fautif.
Rejet systématique de la faute sur autrui.
Fausseté du jugement et des raisonnements.
Méfiance, susceptibilité parfois jusqu’au délire paranoïaque.
Pas ou peu de contacts avec le monde.
Orgueil démesuré, hypertrophie du moi et surestimation.
Autoritarisme , psychorigidité.
Absence d’autocritique, refus de l’idée d’être fautif.
Rejet systématique de la faute sur autrui.
Fausseté du jugement et des raisonnements.
Méfiance, susceptibilité parfois jusqu’au délire paranoïaque.
Pas ou peu de contacts avec le monde.
Quelques commentaires et précisions relevés sur différents sites médico-psychiatriques :
26 : berio, issimo
Le concert d'hier (cité de la musique) était entièrement consacré à Luciano Berio (1925-2003), dont je suis un inconditionnel.
"Sequenza VII" pour haubois
Les Sequenza de Berio sont des œuvres pour instruments solo. Il en a composé une douzaine je crois. Le hauboïste avait un look de rugbyman irlandais mais ce n'est pas pour ça que cette pièce ne m'a pas emballé !
Berio précise que « la partie soliste est mise en perspective [...] par la présence constante d'une [note] tonique qui peut être jouée par n'importe quel autre instrument en coulisse » Pourquoi n'avoir pas suivi cette indication et avoir choisi comme "instrument" en coulisse un écho électronique d'une intensité qui n'avait rien de pianissimo ? Dommage ...
"Sequenza VII" pour haubois
Les Sequenza de Berio sont des œuvres pour instruments solo. Il en a composé une douzaine je crois. Le hauboïste avait un look de rugbyman irlandais mais ce n'est pas pour ça que cette pièce ne m'a pas emballé !
Berio précise que « la partie soliste est mise en perspective [...] par la présence constante d'une [note] tonique qui peut être jouée par n'importe quel autre instrument en coulisse » Pourquoi n'avoir pas suivi cette indication et avoir choisi comme "instrument" en coulisse un écho électronique d'une intensité qui n'avait rien de pianissimo ? Dommage ...
25 : méchant
Appelons la Jacqueline. Elle approche les 70 ans.
Je la vois à distance d'une opération du genou. Elle ne s'en plaint pas. Son genou va bien.
Son genou va bien oui, mais il y a quelque chose qui cloche chez cette femme: il y a des gens qui ne sont pas satisfaits des résultats d'une opération mais n'osent pas le dire de peur de faire de la peine au chirurgien ou ... de se faire engueuler !
«Vous savez, madame, s'il y a quelque chose qui ne va pas avec votre genou, n'ayez pas peur de me le dire, j'ai l'impression que vous n'osez pas vous plaindre, que vous me cachez quelque chose».
Je la vois à distance d'une opération du genou. Elle ne s'en plaint pas. Son genou va bien.
Son genou va bien oui, mais il y a quelque chose qui cloche chez cette femme: il y a des gens qui ne sont pas satisfaits des résultats d'une opération mais n'osent pas le dire de peur de faire de la peine au chirurgien ou ... de se faire engueuler !
«Vous savez, madame, s'il y a quelque chose qui ne va pas avec votre genou, n'ayez pas peur de me le dire, j'ai l'impression que vous n'osez pas vous plaindre, que vous me cachez quelque chose».
24 : regardez voir ...
Lorsque j'ai vu cette reproduction, elle a immédiatement attiré mon regard, sans que je sache pourquoi. J'avais pourtant l'impression de connaître ce tableau par cœur !
Comme chaque fois que je regarde un tableau ancien, je suis d'abord intéressé par la représentation qu'il donne de la vie quotidienne à l'époque. Je trouve ça toujours assez émouvant.
Comme chaque fois que je regarde un tableau ancien, je suis d'abord intéressé par la représentation qu'il donne de la vie quotidienne à l'époque. Je trouve ça toujours assez émouvant.
23 : devinette
21 : messe noire
On a l'impression de lire un rapport administratif. Rapport de police, de juge d'instruction ou de service social. C'est froid et clinique, un peu ennuyeux au début.
A aucun moment l'auteur ne laisse sourdre un quelconque sentiment, l'ombre d'une empathie, l'ébauche d'un jugement.
C'est la force de ce roman d'éviter tout pathos : les personnages ne sont pas réalistes, ils sont réels.
A aucun moment l'auteur ne laisse sourdre un quelconque sentiment, l'ombre d'une empathie, l'ébauche d'un jugement.
C'est la force de ce roman d'éviter tout pathos : les personnages ne sont pas réalistes, ils sont réels.
20 : le mot pour le dire
Dimanche matin à la boulangerie. Elle est accompagnée de sa fille et de son petit fils. Ils ont longtemps hésité, mais ça y est, le choix est fait.
« Alors vous me mettez deux éclairs à la banane (!), un petit paris-brest, une tartelette aux fraises, et deux glands ».
« Vous les voulez à quel parfum les glands : vanille ou rhum ? »
« Alors vous me mettez deux éclairs à la banane (!), un petit paris-brest, une tartelette aux fraises, et deux glands ».
« Vous les voulez à quel parfum les glands : vanille ou rhum ? »
19 : du bruit
Beaucoup de gens ne supportent pas une seule note de musique "moderne", certains disent même : "c'est pas de la musique, c'est ... du bruit" !
Fracas des trains, sirènes de police, rugissements des voitures, hurlements des motos, stridences des avions, ou, plus domestiquement, sonneries de téléphones, machines à laver, tuyauteries qui gémissent, bavardage télévisuel etc : voilà des harmonies qui ne semblent pas gêner grand monde ... ce qui n'est pas le cas du piano de Bartok, des opéras de Britten, des chœurs de Messiaen ou des Sequenza de Berio (pour se contenter de citer quelques classiques bruiteurs d'un vingtième siècle déjà lointain).
Comment expliquer ce rejet ?
Fracas des trains, sirènes de police, rugissements des voitures, hurlements des motos, stridences des avions, ou, plus domestiquement, sonneries de téléphones, machines à laver, tuyauteries qui gémissent, bavardage télévisuel etc : voilà des harmonies qui ne semblent pas gêner grand monde ... ce qui n'est pas le cas du piano de Bartok, des opéras de Britten, des chœurs de Messiaen ou des Sequenza de Berio (pour se contenter de citer quelques classiques bruiteurs d'un vingtième siècle déjà lointain).
Comment expliquer ce rejet ?
17 : le don du don
Elle n'a pas besoin de raconter sa vie à la télé pour exister.
Elle n'a pas besoin non plus d'expliquer, comme d'autres (sic), qu'elle fait l'amour quand elle tient son instrument entre ses cuisses.
Sonia Wieder-Atherton est une violoncelliste discrète.
Il y a quelques années, elle donnait un concert à l'IRCAM.
Elle jouait l'une des très belles pièces pour violoncelle seul de Pascal Dusapin (était-ce "Immer" ou "Invece" ?)
Chez Dusapin, il n'y a pas grand chose à jeter. Et surtout pas ses magnifiques quatuors à cordes dont l'un était proposé en première partie de programme.
Elle n'a pas besoin non plus d'expliquer, comme d'autres (sic), qu'elle fait l'amour quand elle tient son instrument entre ses cuisses.
Sonia Wieder-Atherton est une violoncelliste discrète.
Il y a quelques années, elle donnait un concert à l'IRCAM.
Elle jouait l'une des très belles pièces pour violoncelle seul de Pascal Dusapin (était-ce "Immer" ou "Invece" ?)
Chez Dusapin, il n'y a pas grand chose à jeter. Et surtout pas ses magnifiques quatuors à cordes dont l'un était proposé en première partie de programme.
16 : aube
15 : mélanie
15 ans, brune, pas très grande, 115 kg ...
Renversée par une voiture, elle est hospitalisée avec une fracture de jambe un jour où je suis de garde.
Les jours suivant l'opération, je rencontre sa mère et met l'accent sur la gravité de l'obésité de sa fille (en novlang : surpoids). La mère (qui est un peu enveloppée sans plus) acquiesce mais elle me donne l'impression de n'avoir pas capté le message.
Renversée par une voiture, elle est hospitalisée avec une fracture de jambe un jour où je suis de garde.
Les jours suivant l'opération, je rencontre sa mère et met l'accent sur la gravité de l'obésité de sa fille (en novlang : surpoids). La mère (qui est un peu enveloppée sans plus) acquiesce mais elle me donne l'impression de n'avoir pas capté le message.
14 : tempêtes
Il y a quinze jours, notre concert mensuel à la téci d'la zicmu. En avant première, c'était pas saucisson-beurre mais croque-poilâne parcequ'il ne faisait pas très chaud !
Première partie, deux œuvres d'Hugues Dufourt écrites dans les années 70 (de la musique ancienne !)
"La tempesta" est censée illustrer le tableau homonyme de Giorgione :13 : (des)enchantements

Le temple grec de Segeste, l'un des plus beaux de Sicile, tel qu'il nous était apparu il y a 25 ans.
Un petit chef d'œuvre aux proportions harmonieuses posé au milieu du maquis, fait de la même pierre que les collines alentour, de la même couleur que les herbes sèches.
Une mauvaise route, puis un sentier dans les senteurs méditerranéennes pour gagner ce lieu au charme prenant, isolé, dominant la vue vers la mer et Palerme.
Nous y sommes retournés au 21 ème siècle.
12 : j'vous ai apporté des fleufleurs ...
bonne fête à toutes les valentines !
(some beautiful english roses of st éloi's garden of course !)
11 : écoutez voir ...
(cette ch'roch'note est un peu longue, prenez votre temps ...)
Ma neuvième chronique se concluait par une médiocre photo d'une plage on ne peut plus banale. Pour quelques-uns, elle a un goût de chauds souvenirs d'enfance, mais pour beaucoup d'autres c'est du "presque rien" ou pire encore du "pas grand chose".
La revoici :Voilà ce que vous allez peut-être entendre-voir : des sons et des couleurs.
(Des odeurs aussi mais c'est une autre histoire !)
(Des odeurs aussi mais c'est une autre histoire !)
10 : les petits pois sont rouges
9 : silence/musique/presque rien
On avait dormi dans un bungalow en lisière de forêt tropicale. Je m'étais levé très tôt le matin et m'étais assis dehors pour profiter de la douceur du temps, de la brume accrochée aux arbres, du soleil levant et ... du silence.
Au début, ce que j'avais devant les yeux suffisait à occuper mes trois neurones.
Mais, petit à petit, je me suis laissé envahir par les bruits environnants ...
Mais, petit à petit, je me suis laissé envahir par les bruits environnants ...
8 : silence/rien/musique
John Cage (1912-1992) a eu une grande influence sur beaucoup de compositeurs actuels. Il est en particulier l'inventeur du "piano préparé" mais ce n'est pas le sujet.
Il a écrit "4 mn 33", une petit pièce pour piano (ou pour n'importe quel instrument ou orchestre) : la partition contient les portées habituelles .... sans aucune note !
Beaucoup pensent qu'il s'agit d'un canular ou d'une provocation "avant-gardiste". Ils se trompent.
Son propos était en réalité de faire écouter le ... silence.
6 : spectralisme et minimalisme
Un soir, après le traditionnel saucisson-bière-café-cigare au Biclown, bistrot parigot en face du prétentieux Café de la Musique (que St Coste me pardonne ...) ; trois œuvres données à la Cité de la Musique:
1- "Légendes urbaines" création mondiale de Tristan Murail, compositeur français de 59 ans : musique assez séduisante, typique de Murail.
Ces "Légendes" plutôt expressionnistes évoquent par moment la musique "d'avant garde" des années 20, on pense à Varèse, parfois à Honneger.
Un peu décevant par rapport à la production habituelle de cet auteur : le dernier mouvement style "résumé des mouvements précédents" rallonge inutilement l'œuvre ; la spatialisation de l'orchestre (plusieurs groupes instrumentaux dispersés dans la salle) est très peu exploitée et ne paraît pas indispensable. Il reste cependant de très beaux moments notamment des pizzicati aux claviers (vibraphones, piano et percussions cristallines), en évocation d'une rivière gelée.
4 : mère et pairs, amère paire d'emmerdes en mer et merde au père
Je n'ai encore rencontré personne qui aime l'amère royale ... ça me la rendrait plutôt sympathique !
Elle a mis quelques vieux mamouths velus au placard : c'est bien, non ?
Je n'ai qu'une crainte : qu'il lui en pousse une paire et que, de femme-en-politique, elle devienne homme-politique (sarkozizi et segozezette sont dans un bateau, qui va tomber à l'eau ?)
A propos de vieux mamouth velu, on en a perdu un d'une autre valeur : après la grande bouffe, un bon coup de torchon et que la (triste) fête commence.
Adieu et merde à toi père Noiret, tu vas nous manquer ...
Elle a mis quelques vieux mamouths velus au placard : c'est bien, non ?
Je n'ai qu'une crainte : qu'il lui en pousse une paire et que, de femme-en-politique, elle devienne homme-politique (sarkozizi et segozezette sont dans un bateau, qui va tomber à l'eau ?)
A propos de vieux mamouth velu, on en a perdu un d'une autre valeur : après la grande bouffe, un bon coup de torchon et que la (triste) fête commence.
Adieu et merde à toi père Noiret, tu vas nous manquer ...
(note écrite au lendemain de la mort de Philippe Noiret
et publiée le lendemain de l'intronisation
de Nick Sarközy de Nagy-Bosca)
3 : d'un Ulysse à l'autre
« ... que ne donnerait-elle pas pour se retrouver dans l'intimité de sa chambre de jeune fille où, laissant libre cours à ses larmes, elle pourrait pleurer un bon coup et se soulager de ce qu'elle avait sur le cœur ? Mais sans exagération car elle sait comment on pleure élégamment devant sa glace. Vous êtes délicieuse, Gertie, dit cette glace ... »
Je viens de terminer la (deuxième !) lecture d' "Ulysse" de James Joyce, réputé d'une part être l'un des plus grands écrivains du XXème siècle, d'autre part être ... illisible ! (quelqu'un a-t'il réussi à lire "Finnegans Wake" ?)
"Ulysse" est tout à fait lisible.
Un peu difficilement quand même ...
2 : sirènes
Cette photo a été prise en août 1979 à la pointe ouest de l'île de Vulcano dans les Eoliennes.
C'est dans ces parages géographiques, je crois, qu'Ulysse s'enchaîna au mât de son navire pour ne pas succomber aux chants des sirènes, pendant que ses compagnons ramaient, les oreilles bouchées par de la cire.
(cliquer pour agrandir les photos, je ne le répèterai pas !)
1 : celui qui parle etcetera
Autant je ne suis pas causant et peu sensible aux discours, autant j'aime écrire et suis très sensible à ce que je lis.
-
Ainsi j'ai beaucoup d'admiration pour certains chroniqueurs ou éditorialistes qui, en quelques phrases, sont capables de faire une synthèse cohérente d'un problème complexe, ou de vous passionner pour quelque chose dont vous ignoriez jusqu'à l'existence.
-
J'ai souvent envie d'écrire, par exemple à l'issue des concerts auxquels Cath et moi allons depuis des années, pour fixer des impressions et essayer d'analyser pourquoi telle oeuvre me plait, telle autre non. Mais jusqu'à maintenant je ne suis jamais passé à l'acte : on écrit pour être lu, sinon à quoi bon ?
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