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21 : messe noire

On a l'impression de lire un rapport administratif. Rapport de police, de juge d'instruction ou de service social. C'est froid et clinique, un peu ennuyeux au début.
A aucun moment l'auteur ne laisse sourdre un quelconque sentiment, l'ombre d'une empathie, l'ébauche d'un jugement.
C'est la force de ce roman d'éviter tout pathos : les personnages ne sont pas réalistes, ils sont réels.

3 : d'un Ulysse à l'autre

« ... que ne donnerait-elle pas pour se retrouver dans l'intimité de sa chambre de jeune fille où, laissant libre cours à ses larmes, elle pourrait pleurer un bon coup et se soulager de ce qu'elle avait sur le cœur ? Mais sans exagération car elle sait comment on pleure élégamment devant sa glace. Vous êtes délicieuse, Gertie, dit cette glace ... »

Je viens de terminer la (deuxième !) lecture d' "Ulysse" de James Joyce, réputé d'une part être l'un des plus grands écrivains du XXème siècle, d'autre part être ... illisible ! (quelqu'un a-t'il réussi à lire "Finnegans Wake" ?)

"Ulysse" est tout à fait lisible.
Un peu difficilement quand même ...